Petitot – Gaultier 1758
Ennemond Alexandre Petitot – Pier Jacques Gauliter, Raisonnement sur la Perspective, Pour en faciliter l’usage aux Artistes. Dédié aux mêmes | Ragionamento sopra al Prospettiva. Per agevolalrne l’uso a’Professori. Dedicato a’medesimi, Parma [Les Fréres Faure] 1758.
pp. 11–13
PLAFONDS.
VOici une simple démonstration de la même méthode, appliquée aux Plafonds. Par éxemple, on suppose que l’ on veuille peindre de l’ Architecture en Perspective dans un Plafond. On considérera la Plafond de la chambre comme une vitre au travers de la quelle on peut voir les objets. Cela posé. On fera la coupe de cette chambre en géométral ; & à la hauteur du Plafond, on élévera les élévations géométrales des objets que l’on veut voir considérant les murailles de la chambre comme des murs de terrasse sur les quels seroient élevés des monuments, comme on le peut voir à la quatriéme Figure. On placera ensuite le point de vue au milieu de la chambre à la hauteur d’ un homme d’ où l’ on tirera tous les rayons dont on aura besoin, & la section de ces rayons sur la ligne marquée du Plafond, donnera toutes les hauteurs. Si c’ est un Plafond plat, on les prendra sur la ligne C D, & si le Plafond est en voute, on les prendra sur la ligne A B, qui représente la voute de cette chambre. On voit par cette nouvelle application que cette méthode suffit pour toutes sortes de Plafonds, & qu’ il ne faut que du raisonnement pour en faire l’application.
On fera ensuite le Plan géométral de la chambre, comme on peut le voir à la Figure V. & l’on distribuera à l’ entour, les differents Plans des Monuments. Pour lors on prendra toutes les largeurs sur la ligne du contour de la chambre, observant seulement, que toutes ces largeurs diminuent à mensure qu’elles s’ élévent en tendant au point de vuë, qni doit être réflechi sur le milieu du Plafond.
On dira sans doute avec raison, que pour faciliter d’avantage, l’intelligence de cette méthode, l’ on auroit dû appliquer à plusieurs Figures, les regles que l’on vient de donner. Mais il est bon que l’on sache que l’on ne pretend point grossir cet écrit de toutes les Figures qui ont deja ête faites dans plusieurs Traittés sur la Perspective, qui sont dans les mains du Public : on s’ est borné à donner simplement l’ intelligence d’ une méthode aux Artistes qui dêja remplis de mille connoissances dans cet Art desireroient de prendre un chemin plus simple & moins compliqué que celui qu’ ils ont suivis jusqu’ à présent. C’ est dans cette idée que l’on se propose de leur donner encore deux régles que l’ on trouvera ci-aprés, la premiére concerne la Perspective du Théatre, & l’ autre une maniére facile de régler les saillies d’ un Bas-relief. Cette derniére est d’autant plus nécéssaire, qu’ elle paroît nouvelle, & qu’ elle peut en même tems qu’ elle servira à corriger entiérement les fautes des saillies & de Perspective qui échappent ordinairement, lorsqu’ on n’ est guidé que par le gout, elle peut, dis-je, démontrer le chemin qu’on doit prendre pour s’assurer de l’ Operation.

SOFFITTE.
ECco una Semplice dimostrazione dello stesso metodo applicato alle Soffitte. Suppongasi, per esempio, che si voglia dipingere dell’ Architettura in Prospettiva in una Soffitta. Si considererà la Soffitta della stanza come un vetro, per cui si possano vedere gli oggetti. Posto ciò, si farà lo spaccato geometrico di questa stanza, ed all’ altezza della Soffitta si alzeranno le elevazioni geometriche degli oggetti, che si vogliono vedere, considerando le pareti della camera come tanti muri di terrazza, su cui fossero inalzati de’ monumenti (come si può vedere nella Figura IV.). Si collocherà poscia il punto di vista nel mezzo della camera all’ altezza d’ un uomo, da cui si tireranno tutt’ i raggi necessarj; e l’ intersezione di questi e con la linea segnata della Soffitta darà tutte le altezze. Se la Soffitta sarà piana, queste si prenderanno sulla linea C D; e se la Soffitta è in volta, si prenderanno sulla linea A B, che rappresenta la volta della stanza. Da questa nuova applicazione del metodo si vede, ch’ esso serve per ogni sorta di Soffitte, e che basta un po’ di discorso per applicarlo.
Si farà poscia la pianta geometrica della camera, siccome si può vedere nella Figura V., e si distribuiranno all’ intorno le diverse piante de’ Monumenti. Allora si prenderanno tutte le larghezze sulla linea del contorno della camera, esservando solamente, che tutte queste larghezze diminuiscono a misura, che s’ alzano tendendo al punto di vista, che deve essere riflesso nel mezzo della Soffitta.
Si dirà senza dubbio a ragione, che per più facilitare l’ intelligenza di questo metodo s’ avrebbe dovuto applicare a più Figure le regole date fin ora. Ma si deve avvertire, che non si ha intenzione d’empiere questo Trattato di tutte le Figure, che già si veggono in tanti Trattati di Prospettiva, che corrono per le mani di ognuno. Qui si è cercato solo di proporre un metodo Semplice a’ Professori, i quali già forniti di mille cognizioni in quest’ Arte, volessero appigliarsi ad un cammino più facile, e meno intralciato di quello, che ban tenuto fin’ ora. Per questa stessa ragione loro ancora si proporranno qui appresso due regole; la prima per la Prospettiva del Teatro, e l’ altra per regolare facilmente i risalti d’ un Basso rilievo. Quest’ ultima è tanto più necessaria, quanto, oltre il parer nuova, pur, mentre serve a ben correggere gli errori de’ risalti, e di Prospettiva, che commettonsi bene spesso quando si vien guidato solo dal gusto, può, dissi, mostrar la strada, che si dee prendere per assicurarsi dell’ Operazione.

